16/09/2013

La douleur. La décence. Le recueillement. Le respect. Et la terrible puanteur des vautours

Comme beaucoup, je dois le dire, j’ai très envie d’écrire plein de choses sur la tragédie qui nous frappe.

Mais je ne le ferai pas.

J’ai, depuis jeudi, traversé une palette de sentiments qui vont de la haine, au dégoût, en passant la tristesse, la résignation, la douleur, l’incompréhension.

J’ai très envie de donner mon avis, de trouver des coupables, de disséquer le système, de comprendre. Surtout comprendre.

Mais j’ai la décence de ne pas jeter mes théories ou élucubrations en pâture au monde. J’ai encore la retenue nécessaire pour ne pas sombrer dans l’abject de la récupération politique.

Ce que je lis sur les blogs et les réseaux sociaux depuis trois jours me répugne. Entre les appels au meurtre et la désignation facile des coupables, certains donnent libre cours à un déversement de bile odieux. Les poubelles de la politique se nourrissent vraiment de tous les déchets.

Les vautours qui se jettent sur cette tragédie horrible pour essayer d’engranger des voix ne méritent ni égards, ni considération, ni respect.

Alors je garde mes questions pour moi.

Il faudra agir, certes, mais une fois que nous aurons tous les éléments en main pour prendre les bonnes décisions.

Là, j’ai juste envie de penser à Adeline, à sa famille, à son enfant. Et leur témoigner mes plus sincères condoléances.

 

 

Et pour ne pas prêter le flanc aux récupérateurs et aux vautours, je ferme exceptionnellement les commentaires pour ce post.

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