22/02/2017

Chômage: les "faits alternatifs" de Monsieur Poggia

Dans le temps, on appelait cela une duperie. Puis, pour faire dans le politiquement correct, on a renommé cela "contre-vérité". Et depuis que l'administration Trump est au pouvoir aux Etats-Unis, on a inventé un savoureux nouveau concept: "faits alternatifs"! Un fait alternatif, donc, c'est un fait savamment déguisé, généralement noyé sous des chiffres sortis de leur contexte réel, destinés à vendre une interprétation partiale de la réalité. C'est ce que fait Mauro Poggia dans la dernière livraison de son blog.

 

On a les chiffres qu'on mérite

Pour paraphraser Audiard, le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs: on peut lui faire dire à peu près n'importe quoi. Monsieur Poggia ne s'en prive pas lorsqu'il propose de comparer l'évolution du taux de chômage à Genève avec ce même taux au niveau suisse. Et les faits, réels, sont là: l'écart n'a jamais été aussi bas depuis 2007. C'est vrai. Formidable! Et cerise sur le gâteau, notre canton n'est plus la lanterne rouge en la matière, place qui nous été joyeusement volée par Neuchâtel! Hourra! Bravo Monsieur Poggia! Nul ne contestera ces chiffres.

Cependant...

Ce que Monsieur Poggia oublie de préciser (une omission involontaire, sans doutes), c'est que depuis 2007, notre législation sur le chômage a considérablement évolué... au détriment des chômeurs.

Premièrement, il y a eu la disparition du RMCAS en 2012, et la fin de l'obligation des personnes à l'aide sociale de s'inscrire à l'OCE comme demandeurs d'emploi. Du coup, voilà que 2300 personnes se sont vues rayer des statistiques par un coup de baguette magique! Et voici donc qu'on passe allègrement de 5.5% de chômage en 2011 à 5% en 2012. 

Deuxièmement,  2012 est également l'année d'entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur le chômage (LACI), au niveau fédéral, qui durcit considérablement les conditions d'éligibilité aux prestations chômage, notamment pour certaines catégories de la population (jeunes et seniors, en particulier). Ce ne sont donc pas des chômeurs en moins, mais des chômeurs qui ne sont plus comptabilisés.

Troisièmement, tandis que les chiffres du chômage demeurent - artificiellement - stables (personnellement, je préférerais les voir baisser...), l'aide sociale, à Genève, elle, explose durant la même période! Plus de 60% en 8 ans! Et rien que 8% de plus l'année dernière... que l'Hospice général lui-même ne parvient pas expliquer! Or, on sait que parmi les 12'400 dossiers suivis se trouvent bon nombre de demandeurs d'emploi... qui ne figurent bien entendu pas dans les chiffres que nous présente, le torse bombé, Monsieur Poggia.

 

La danse de la pluie ne suffit plus Monsieur Poggia!

Puisque Monsieur Poggia nous parle de chômage, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et posons-lui question: depuis son entrée en fonction en 2013, quelle mesure concrète a-t-il mise en oeuvre pour lutter contre ce fléaux? Réponse: aucune. Ou plutôt si: il a durci les conditions d'inscription et d'indemnisation à l'OCE . Voilà encore un bon moyen de faire baisser les chiffres du chômage... alternativement...

Au-delà de cette mesure, dont on aura compris qu'elle sert à lutter principalement contre les chômeurs, et non contre le chômage, Mauro Poggia a développé un plan autrement plus ambitieux: la danse de la pluie. Qu'il appelle pour sa part "préférence cantonale". C'est sur ce seul programme qu'il base son action. On aura beau lui rétorquer que c'est là un plan plutôt limité, rien n'y fait. Il éludera toute critique de son (absence de) bilan en s'accrochant à cette chimère comme un mollusque au rocher à la marée descendante.

Le discours, réglé comme du papier à musique, est rigoureusement toujours le même: si le chômage, à Genève, ne baisse pas, ça n'est pas parce que je ne fais rien. C'est parce que les autres ne font pas comme je voudrais. Alors je continue à me trémousser autour du totem en espérant que la pluie, qui finit immanquablement par tomber, vienne arroser mon bilan. Même si je n'en ai aucun. Du moment que ça colle à mes faits alternatifs.

La préférence cantonale comme seul projet ne suffit plus, Monsieur Poggia. Vous avez épuisé vos cartouches. Il est peut-être temps de nous montrer vos idées et votre vision de la lutte contre le chômage.

Si vous en avez.

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Commentaires

C'est une excellente démonstration du "travail" de Monsieur Poggia.

Écrit par : Pierre-Alain Gilliéron | 22/02/2017

N'oublions pas la suppression des emplois temporaires cantonaux en 2008, orchestrée par M. François Longchamp, habile rhétoricien capable de tout pour se maintenir au pouvoir.

Écrit par : stat | 22/02/2017

@stat: vous avez parfaitement raison! Merci pour ce salutaire rappel.

Bien à vous
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 22/02/2017

Ce n`est pas que les politiciens de "droite" soient plus betes mais j`ai pu maintes fois remarquer au cours de mon existence qu`ils ont souvent un niveau d`empathie réduit pour le commun des mortels, qu`en général ils ne fréquentent d`ailleurs pas beaucoup. Le fait est qu`ils se paient facilement d`indicateurs économiques plus ou moins bidonnés au dépens d`une perception objective de la réalité vécue par le commun des mortels. Il y a bien-sur toujours des exceptions qui confirment la regle.

Écrit par : jean jarogh | 22/02/2017

Nous trouvons en Suisse sur toutes les autoroutes des chauffeurs livreurs des pays de l'Est qui travaillent à plein temps, avec des petite camionnettes, ils sont payés environ 300.- euros par mois par nos entreprises, On trouve aussi des routiers qui eux gagnent environ 900.- euros par mois, est ce que c'est normal pour cette gauche dite "solidaire"? Combien d'emploie ont été perdus en Suisse et combien de rentrées fiscales avons nous perdus?

Écrit par : Dominique Degoumois | 23/02/2017

Une telle situation n`est pas due a la Gauche mais a une Droite qui croit que globalisation signifie globalisation des profits et localisation des pertes. C`est cette droite européenne qui a inventé le Traité de Lisbonne (auteur: Giscard d`Estaing) qui, aujourd`hui, est en train de tuer l`Europe.

Écrit par : jean jarogh | 23/02/2017

@Dominique Degoumois:

Merci pour votre commentaire.

Non, bien sûr que c'est inadmissible. Pour rappel, à gauche, nous sommes pour le salaire minimum, afin de réguler le dumping salarial. Mesure à laquelle, soit dit en passant, Monsieur Poggia est farouchement opposé...

Bien à vous
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 23/02/2017

La préférence cantonale au sein de l'Etat même si elle ne permet pas à elle seule de régler le problème du chômage, doit être appliquée.

Etant au chômage depuis près de 14 mois, je constate régulièrement avec mon conseiller OCE que la directive à laquelle M. Poggia se réfère si souvent devant les médias, n'est pas appliquée, même au plus haut niveau. Ainsi, les postes disponibles à l'Etat ne sont pas annoncés à l'OCE avant publication sur le site internet de l'état de Genève. Même en cas d'assignation par le biais de l'OCE, les services de l'Etat ne vous reçoivent pas alors qu'ils ont en principe l'obligation de le faire.

Un chômeur tombe à l'aide sociale alors qu'il a les compétences requises pour un poste à l'Etat, c'est de l'argent qui manquera deux fois: celui qui sera dépensé pour son entretien et qui manquera nécessairement à une autre prestation et celui qui ne pourra plus être perçu en tant que contributeur fiscal.

Lorsqu'un poste m'échappe lors du choix final pour des motifs subjectifs, au profit de l'autre finaliste qui est un candidat moins expérimenté, ayant moins de diplômes et de compétences, mais qui habite dans le canton de Berne, j'ai alors de la peine à comprendre la logique de ce choix.

D'autres cantons pratiquent au sein de leur administration la préférence cantonale (le canton de Berne n'engage des juristes que si ces derniers sont titulaires du brevet d'avocat bernois alors que la procédure pénale et civile ont été harmonisées depuis 2011 par l'introduction des procédures fédérales).

Le chômage est un drame non seulement personnel, mais aussi familiale qui met à rude épreuve les couples et qui plongent les enfants dans de grandes inquiétudes.

Lorsqu'on annonce 13'000 personnes sans emploi à Genève, dans les faits cela touche réellement 20'000 personnes qui sont inclus dans le ménage de la personne qui est au chômage.

Je ne souhaite à personne ce que je vis au quotidien. Chaque réponse négative est une petite mort et une remise en question qui vous rapproche de plus en plus de l'abîme.

La fable selon laquelle être au chômage est de la seule responsabilité du demandeur d'emploi, est une insulte intellectuelle. Je conseille à toutes les personnes qui véhiculent cette idée préconçue de venir faire un tour à Montbrillant. Ce que je vois, n'est que tristesse et espoirs déçus.

Aujourd'hui sur les 145'000 demandeurs d'emploi inscrits, plus de 90'000 sont au-delà de 12 mois de chômage. Cela montre qu'il est de plus en plus difficile de sortir de ce statut. C'est une véritable bombe à retardement qui est maquillée par ces chiffres tronqués du chômage et annoncés mensuellement par le SECO. Si l'on empoigne pas ce problème il nous explosera à la figure d'une manière ou d'une autre, par exemple par la montée des populismes.

Lorsque je pense ce qu'à dépensé l'Etat pour me former (4 diplômes universitaires, un apprentissage), je ne vois que gâchis et absurdité.

Écrit par : Jérôme Gasser | 23/02/2017

Merci pour votre réponse qui correspond en partie avec ce que je pense de la politique de M. Poggia.

Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous vous opposez à la préférence cantonale en préférant l'instauration d'un salaire minimum. Vous opposez deux aspects comme s'ils étaient antagonistes. Or, on peut très bien avoir un salaire minimum pour les salariés et une préférence cantonale pour les postes au sein de l'Etat. L'un n'empêchant pas l'autre. De plus, le salaire minimum a surtout un intérêt pour les personnes faiblement formée étant active dans des domaines où l'écart entre le coût du travail et la rentabilité économique est faible et qui sont effectivement victime d'un dumping salarial évident.

Pour les gens qui comme moi occupaient des postes de cadre avec des salaires supérieur à 130'000.- annuel et qui ont fait leur carrière dans le domaine public, ce n'est pas le salaire minimum qui va leur permettre de retrouver un travail.

Si l'Etat ne privilégie pas l'engagement de chômeurs au sein de sa propre administration, il ne faut pas rêver, ce n'est pas le privé qui va le faire. Surtout lorsque vous avez 50 ans. Que vous le vouliez ou pas, la réalité c'est que le simple fait d'être un chômeur constitue déjà un obstacle en soi à l'engagement. Lorsque vous êtes un chômeur de longue durée ceci est encore plus vrai.

Dans une économie fortement tertiairisée comme c'est le cas à Genève, l'Etat doit privilégier l'engagement de chômeurs car les ressources dont il a besoin sont largement disponibles au sein des demandeurs d'emploi. Ne pas le faire, c'est se tirer une balle dans le pied. Or, même si l'Etat de Genève, n'engage que 800 personnes par an, ce qui est loin du total des chômeurs inscrits à l'OCE, sans compter les personnes inscrites à l'Hospice générale, on doit privilégier cette solution car 800 demandeurs d'emploi en moins, c'est 1500 personnes qui redécouvrent une certaine joie de vie et qui peuvent aussi avoir de nouveau des projets de vie.

J'ai de plus en plus l'impression que le système est structuré pour maintenir les gens dans leur situation car finalement cela permet de justifier l'existence de toute une infrastructure qui est co-dépendante de cette réalité sociale. C'est ce que j'appellerai le syndrome du système des prisons américaines pour les infractions liées à la consommation de drogue. De plus en plus de monde trouve aux USA absurde d'embastiller des gens à tour de bras pour cette infraction, mais l'intérêt économique dans ce domaine par le biais des emplois qu'il offre a pris le pas sur l'intérêt social.

Alors oui, c'est vrai, à l'OCE on perçoit ses indemnités, à l'Hospice aussi. Cependant, ce n'est pas un projet de vie que d'attendre en fin de mois ce type de prestations.

Les gens ont besoin et surtout envie de travailler. Le chômage est avec la maladie, le pire facteur d'exclusion sociale. Des recherches ont démontré aussi que les gens qui vivent ce genre de situation sont plus sujettes aux maladies et coûtent donc plus cher aussi dans le domaine de la santé.

Par contre, je suis d'accord avec vous concernant l'action de Monsieur Poggia qui n'a absolument rien fait depuis trois ans.

Comme vous l'avez relevé, il a surtout mis en place des mesures qui stigmatisent les chômeurs. Il y a par exemple, le fameux stage d'évaluation à l'emploi que j'appelle "le stage ponctualité", destiné aux chômeurs en fin de droit et qui vise selon l'interview donnée par Monsieur Poggia à la TDG du 13.01.2016, à évaluer le "savoir être "des demandeurs d'emploi et qui coûte 4,5 millions. Ce stage a été fortement critiqué par la Cour des comptes. Il n'apporte rien et coûte de l'argent qui pourrait être mieux investit dans d'autres mesures, mais j'y reviendrais plus bas. Le pire c'est que Monsieur Poggia dans cet article a répondu aux critiques qui lui ont été rapportées, que si les gens en étaient là, c'est :" qu'elles n'avaient pas su redéfinir un projet professionnel". Cette phrase est pire qu'une insulte à l'égard des gens qui vivent cette situation.

Le fait aussi de demander à tout un chacun de faire dix offres d'emploi par mois indépendamment de votre catégorie professionnelle est un autre exemple de l'absurdité de la politique de M. Poggia qui suit ce qui est fait dans d'autres cantons sans aucune réflexion, en partant du principe que plus on postule, plus les chances de trouver un emploi sont élevées.

Ainsi, chaque mois, vous avez à Genève 130'000 offres d'emploi (13'000 chômeurs X 10 offres) ou si vous voulez 1'560'000 par an qui sont adressées par les demandeurs d'emplois genevois aux entreprises ou aux collectives publiques, quand bien même le nombre de places vacantes en Suisse pour l'année 2016 n'était que de 35'000 environ et que dans le même temps, des milliers de jeunes ayant achevé leur formation rentraient sur le marché. Au niveau de notre pays, cela représente, 17'400'000 offres (145'000 chômeurs X 10 offres X 12 mois).

Il n'est pas nécessaire d'avoir fait des études d'économie poussées pour comprendre que ce n'est pas en postulant de plus en plus que l'on trouvera un poste puisque l'offre est stable. C'est le même principe en matière d'économétrie qui s'applique et que l'on appelle la proportion marginale (PM). A un moment donné, cette proportion mathématiquement ce stabilise, voir régresse.

Le chômage ne se réglera jamais par une seule mesure et il faut effectivement admettre qu'il existe malheureusement un seuil incompressible que démontre par ailleurs le calcul effectué ci-dessus.

Néanmoins, on peut prendre des mesures qui sont plus créatives. C'est cette agrégation de petites mesures qui permettrait de peut-être diminuer en partie le taux de chômage.

Une fois pour toute au sein des politiques publiques, il faut intégrer que le chômage fera de plus en plus partie d'une carrière professionnelle. Contrairement à ce qu'on pu vivre nos parents durant les trente glorieuses, le chômage n'est plus une exception. En raison des changements structurels de l'économie (économie 4.0), beaucoup de postes seront à l'avenir automatisés y compris dans des professions à haute valeur ajoutée.

Dès lors, il faut revoir le système de formation pour adultes. Développer la validation d'acquis (VAE) afin de faciliter la transversalité des professions.

Lorsqu'on voit que si l'on veut devenir enseignant en primaire à Genève, il faut refaire quatre années d'étude à l'université alors que dans les autres cantons, il y a la VAE qui permet d'avoir une dispense de près d'une année d'étude (60 crédits) pour les titulaires de Master universitaire, on croit rêver.

Lorsqu'on constate que pour devenir enseignant dans le secondaire ou le post-obligatoire, il faut désormais 7 années d'études (Bachelor + Master + IEFU), là où les enseignants avant ne devaient faire que 5 ans d'étude en incluant la formation pédagogique, sans pouvoir valider des formations préalables effectuées dans la même université, le désespoir me saisit.

Changer la fiscalité en matière de formation continue.

A cet égard, je rappelle qu'actuellement, vous ne pouvez déduire fiscalement une formation continue que si votre employeur estime que cela constitue une plus-value pour lui, quand bien-même vous pourriez augmenter vos compétences et vos éventuelles chances de changer de poste avec peut-être à la clef une augmentation de salaire et donc de votre assiette fiscale.

De même, si je décide de faire un CAS, un DAS ou un MAS durant ma période de chômage afin d'augmenter mes compétences pour faciliter ma réinsertion professionnelle, les frais d'écolage qui s'élèvent entre 8'000 à 25'000 francs, ne pourront être déduits fiscalement de mon revenu. Pendant ce temps, on maintient un nombre de cours qui ne sont que des "mesurettes" coûteuses et qui ne sont souvent pas déclencheur de la signature d'un contrat de travail. C'est totalement absurde.

Mettre sur pied le système FORJAD vaudois dans une version pour adulte: plutôt que de maintenir les gens dans une situation de recherche d'emploi qui n'a aucun sens lorsque l'on vient d'un secteur sinistré comme c'est actuellement le cas pour le domaine bancaire ou à l'Hospice, on pourrait faire basculer les gens qui veulent se réorienter dans un secteur porteur (par exemple le domaine de la santé) dans un systèmes de bourse d'étude avec un montant équivalent à celui perçu à l'OCE. On éviterait que les gens perdent du temps à chercher un emploi qui n'existe plus pour un domaine comme celui de la santé où les besoins sont évidents. A la clé, on aurait à terme des gens qui redeviendraient des contributeurs fiscaux. Cela ne coûterait pas plus car il ne s'agira que d'un transfert d'allocations. Plutôt que cela soit inclus dans le budget de l'Hospice, cela serait désormais inclus dans le budget des bourses d'études.

Il faut réinventer la réinsertion professionnelle, c'est là le principal manque de la politique de M. Poggia. Mon rêve est que le/la prochain/e directeur/trice de l'OCE soit quelqu'un qui est issu(e) des chômeurs inscrits au sein de cette office. Au moins, il saurait de quoi, il parle. Cela nous changerait de la situation actuelle.

Écrit par : Jérôme Gasser | 24/02/2017

@ Jérôme Gasser:

Je vous remercie pour votre témoignage, précieux dans ce contexte.

Je partage bon nombre de vos constats, ce d'autant que du fait de ma profession, je suis quotidiennement confronté à des situations en tous points similaires à la vôtre.

Sauf, bien entendu, sur la préférence cantonale (quand bien même, dans certains domaines très spécifiques, je suis ouvert à la discussion). Mais il s'agit au final d'une fausse bonne idée. Tant que les entreprises (je ne parle pas ici de l'Etat) continueront de pouvoir engager des personnes sur-qualifiées pour des salaires de misère, le dumping salarial continuera à Genève. C'est pour cela que je milite en faveur du salaire minimal, qui est le meilleur garde-fou contre ce phénomène.

Bien à vous
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 24/02/2017

Cher Monsieur Bandler, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de répondre à vos critiques. http://poggia.blog.tdg.ch/archive/2017/02/24/la-campagne-est-ouverte-282313.html
Je vous en souhaite une bonne lecture et vous adresse mes meilleurs messages

Écrit par : Mauro Poggia | 24/02/2017

@ Mauro Poggia:

Je vous remercie également de faire avancer le débat.

Je ne suis cependant pas certain qu'il tourne à votre avantage... J'y reviendrai tout prochainement!

Bien à vous
Marko Bandler

Écrit par : Marko Bandler | 24/02/2017

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